Pédiatrie

Samedi 18 octobre 2008

Beasley R, Clayton T, Crane J, von Mutius E, KW Lai C, Montefort S, Stewart A and for the ISAAC Phase Three Study Group. Association between paracetamol use in infancy and childhood, and risk of asthma, rhinoconjunctivitis, and eczema in children aged 6–7 years: analysis from Phase Three of the ISAAC programme. Lancet 2008 (372);9643:1039-48


Introduction
Exposure to paracetamol during intrauterine life, childhood, and adult life may increase the risk of developing asthma.
We studied 6–7-year-old children from Phase Three of the International Study of Asthma and Allergies in Childhood (ISAAC) programme to investigate the association between paracetamol consumption and asthma.


Interprétation
Use of paracetamol in the first year of life and in later childhood, is associated with risk of asthma, rhinoconjunctivitis, and eczema at age 6 to 7 years.
We suggest that exposure to paracetamol might be a risk factor for the development of asthma in childhood.

Cette étude publiée dans Le Lancet met en évidence un lien entre la prise de paracétamol au cours de la première année de vie et l’apparition d’un asthme, d’eczéma ou d’allergies durant l’enfance.
Avec son équipe, le Pr Richard Beasley, du Medical Research Institute en Nouvelle-Zélande, a passé au crible les données concernant 200 000 enfants originaires de 31 pays. « Le fait de donner à un nourrisson du paracétamol pour traiter sa fièvre augmenterait son risque d’asthme de 46% », précise l’auteur.
Chez les petits régulièrement traités avec cet antalgique, le risque serait triplé.
« Nous pensons que l’exposition au paracétamol pourrait constituer un facteur de risque d’asthme chez l’enfant. Pour autant ce médicament reste le traitement de référence de la fièvre chez les nourrissons. Les résultats de notre étude ne doivent en aucun cas inciter les parents à cesser de l’utiliser ».
Dans un éditorial, le Pr Graham Barr, de la Columbia University à New York, souligne l’importance majeure de ce travail. Toutefois, il est nécessaire d'attendre une prochaine étude qui pourra clairement identifier le lien de causalité.


>>> Références
>>> Pour aller plus loin sur le site Doctor's Guide
Par Pierre Wolf
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Mardi 1 juillet 2008

Guinhouya BC, Dupont G, Hubert H. Épidémiologie de l'activité physique appliquée aux enfants et adolescents français : barrières et possibilités. Prat Organ Soins 2008;39(2):125-132

L'objectif de cette étude est de proposer une synthèse qualitative des connaissances sur l'épidémiologie de l'activité physique appliquée aux enfants et adolescents en France.
Malgré son histoire et une reconnaissance en constante progression depuis les années 90, l'application de l'épidémiologie de l'activité physique pour l'évaluation et à la promotion de la santé par l'activité physique revêt une importance marginale en France. Cette marginalisation semble être particulièrement accrue chez les jeunes en raison de difficultés méthodologiques liées à l'évaluation de l'activité physique et de ses liens avec l'état de santé dans cette population. Par ailleurs, il transparaît de divers textes de référence (Programmes nationaux nutrition santé, PNNS 2001-2005 et 2006-2010) une forme de subordination tacite de l'activité physique à la nutrition. Cette dépendance ajoutée à des questions de confusion conceptuelle persistante (activité physique vs sport) et à la dévaluation de l'éducation physique ne favorise guère l'émergence de cette spécialité. De ce fait, la promotion de l'activité physique dans la population jeune apparaît pour l'heure quelque peu inefficace. Quelques indications institutionnelles et structurelles permettent tout de même de croire que cette approche pourrait se concevoir dans le cadre global d'une politique de santé publique qui favorise les initiatives non médicalisées en les institutionnalisant.

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Par Pierre Wolf
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Mercredi 25 juin 2008

Le rotavirus est la principale cause de gastro-entérite aiguë sévère chez les nourrissons et les enfants en bas âge, ce qui représente un nombre estimé de 527.000 décès chez les enfants de moins de 5 ans dans le monde en 2004.
Dans la même population, le rotavirus n'est responsable que de 20 à 60 décès chaque année aux États-Unis mais reste une cause importante de morbidité entraînant environ de 55.000 à 70.000 hospitalisations.
Pour prévenir ces maladies à rotavirus, en Février 2006, un vaccin humain-bovin de rotavirus, le RotaTeq ® (Merck & Co., Whitehouse Station, New Jersey), a été recommandé en routine chez les nourrissons américains.
On a observé une forte diminution du pourcentage de tests fécaux positifs au rotavirus passant de 51% en 2006 et 54% en 2007 à 6% en 2008.
Cette étude présente des biais évidents mais la vaccination semble apporter un plus dans le retard à l'apparition des épidémies à rotavirus et dans la diminution de leur ampleur.
>>> site de la CDC

Par Pierre Wolf
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Mardi 22 janvier 2008
Le samedi 12 janvier 2008 se déroulera la 4ème journée nationale de dépistage de l’obésité chez l’enfant dans 60 de villes en France (Mairies, salles municipales…).
Organisée à l’initiative de L’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA), cette journée de consultations gratuites vise à alerter et informer les familles sur ce problème majeur de santé publique dont la difficulté repose en grande partie sur l’insuffisance du dépistage précoce et sur la représentation négative que le public s’en fait.
Elle correspond à la volonté de cette profession d'insister sur l'importance du suivi systématique des enfants qu'elle exerce quotidiennement pour prévenir l'ensemble des pathologies infantiles.

Suite sur le site de l'
AFPA
Par Pierre Wolf
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Mercredi 16 janvier 2008
Paul IM. Beiler J. McMonagle A. Shaffer ML. Duda L. Berlin Jr CM. Effect of Honey, Dextromethorphan, and No Treatment on Nocturnal Cough and Sleep Quality for Coughing Children and Their Parents. Arch Pediatr Adolesc Med. 2007;161(12):1140-1146.

Objectives : To compare the effects of a single nocturnal dose of buckwheat honey or honey-flavored dextromethorphan (DM) with no treatment on nocturnal cough and sleep difficulty associated with childhood upper respiratory tract infections.
Design : A survey was administered to parents on 2 consecutive days, first on the day of presentation when no medication had been given the prior evening and then the next day when honey, honey-flavored DM, or no treatment had been given prior to bedtime according to a partially double-blinded randomization scheme.
Setting : A single, outpatient, general pediatric practice.
Participants : One hundred five children aged 2 to 18 years with upper respiratory tract infections, nocturnal symptoms, and illness duration of 7 days or less.
Intervention : A single dose of buckwheat honey, honey-flavored DM, or no treatment administered 30 minutes prior to bedtime.
Main Outcome Measures  Cough frequency, cough severity, bothersome nature of cough, and child and parent sleep quality.
Results : Significant differences in symptom improvement were detected between treatment groups, with honey consistently scoring the best and no treatment scoring the worst. In paired comparisons, honey was significantly superior to no treatment for cough frequency and the combined score, but DM was not better than no treatment for any outcome. Comparison of honey with DM revealed no significant differences.
Conclusions : In a comparison of honey, DM, and no treatment, parents rated honey most favorably for symptomatic relief of their child's nocturnal cough and sleep difficulty due to upper respiratory tract infection. Honey may be a preferable treatment for the cough and sleep difficulty associated with childhood upper respiratory tract infection. 

Extrait : Cough is a common symptom in pediatric practice and can be particularly troubling to children and their parents, resulting in discomfort, loss of sleep, and missed schooldays and workdays. Caregivers frequently administer over-the-counter (OTC) medications to their children in an attempt to treat cough. Apart from the costs associated with such medications, some OTC medications have unwelcome and potentially dangerous adverse effects. Dextromethorphan, an opiate-derived antitussive commonly found in OTC cough and cold preparations, is generally safe but on rare occasions can be associated with adverse effects such as dystonia, ataxia, lethargy, and even death.1-2 Furthermore, several studies3-4 have shown that dextromethorphan is not more effective than placebo at reducing cough symptoms. The American Academy of Pediatrics policy statement on the use of codeine- and dextromethorphan-containing cough remedies in children states that indications for the use of narcotics or dextromethorphan as antitussives in children have not been established given the
. . .
>>>

Par Pierre Wolf
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Lundi 5 novembre 2007
Avec une prévalence de près de 30% dans le monde, les allergies chez l’enfant deviennent de plus en plus préoccupantes. Qu’elles soient alimentaires, cutanées ou respiratoires, elles constituent un véritable problème de santé publique. Les chercheurs de l’unité Inserm 707, sous la direction d’Isabella Annesi-Maesano viennent d’achever la deuxième phase du volet français de l’étude ISAAC (International study of asthma and allergies in chilhood). L’enquête réalisée dans six villes françaises a permis pour la première fois en France de déterminer l’effet de la pollution atmosphérique de proximité1 sur le développement de l’asthme et des allergies. Les résultats montrent une augmentation significative de ces pathologies même dans les zones où les niveaux de pollution atmosphérique sont proches des moyennes maximales recommandées par l'OMS.
Ces travaux sont publiés dans le numéro de juin de la revue Respiratory Medicine.
La suite ici.
Par Dr Pierre Wolf
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Lundi 15 octobre 2007
Une vaste enquête a révélé des corrélations très fortes entre l'indice de masse corporelle et l'asthme, le wheezing, la rhinoconjonctivite allergique et la dermatite atopique, mais les risques ne sont pas les mêmes chez les hommes et chez les femmes. Lu dans Univadis du 15/10/2007

Kilpeläinen M, Terho EO, Helenius H, Koskenvuo M. Body mass index and physical activity in relation to asthma and atopic diseases in young adults. Respir Med Sep 2006; 100(9) :1518-25

Site de Respiratory Medicine
Par Dr Pierre Wolf
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Lundi 15 octobre 2007
L’obésité dans les pays industrialisés est un véritable problème de santé publique. Ce phénomène est d’autant plus inquiétant qu’il concerne aujourd’hui en France 10 % des enfants de 6 à 12 ans et que cette proportion tend à augmenter rapidement. L’Inserm a mis en place une expertise collective sur ce thème afin d’apporter des pistes de solution pour faire face à ce problème.
Lire la suite et en savoir plus sur le site de l'Inserm.
Par Unaformec RA
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Dimanche 14 octobre 2007

Cercle d’ajustement des pratiques professionnelles - Douleurs de l'enfant

Sous l’égide de l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) et de la Société Française de Pédiatrie (SFP), avec le financement du FAQSV national, est mis en place un programme de 3 ans, interprofessionnel (pédiatres, médecins généralistes, infirmières, kinésithérapeutes, chirurgiens-dentistes, sagesfemmes).
Site du CAPPDE.

Par Pierre Wolf
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Jeudi 1 février 2007

Diagnostic et antibiothérapie des infections urinaires bactériennes communautaires du nourrisson de de l'enfant
-
Argumentaire de l'Afssaps
- Recommandations de l'Afssaps

Par Pierre Wolf
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