Cardiovasculaire

Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /2008 19:25
Thrombose veineuse profonde: mesurer la thrombose résiduelle après trois mois d'anticoagulant pour décider d'arrêter ou continuer
WASHINGTON, 15 septembre 2008 (APM) - La mesure de la thrombose résiduelle chez les personnes ayant eu une thrombose veineuse profonde (TVP) et trois mois de traitement anticoagulant pourrait permettre de détecter les patients nécessitant un prolongement de ce traitement et ceux qui peuvent arrêter, selon une étude italienne.

Les patients qui ont eu une TVP ont un traitement anticoagulant oral durant généralement trois à six mois. Mais la durée optimale n'est pas établie et des patients ont des récidives plus tardives une fois le traitement anticoagulant arrêté.

Sergio Siragusa et ses collègues de l'université de Palerme ont cherché un moyen de déterminer chez quels patients le traitement anticoagulant devrait être continué. Des études ayant suggéré que la mesure d'une thrombose résiduelle au site initial de TVP pourrait avoir un intérêt.

Ils ont conduit une étude chez 258 patients. La thrombose résiduelle était évaluée après trois mois d'anticoagulant. Chez ceux qui n'avaient pas de thrombose résiduelle le traitement était arrêté. Ceux qui présentaient une thrombose résiduelle ont été randomisés entre l'arrêt ou neuf mois supplémentaires de traitement (donc un an d'anticoagulation au total).

La thrombose résiduelle était mesurée par ultrasonographie, avec une compression de la veine. La différence entre le diamètre de la veine au départ et après compression était mesurée; ce diamètre résiduel représentait la partie de la veine occupée par un caillot. En-dessous de 40% de diamètre résiduel, les chercheurs ont considéré qu'il n'y avait pas de thrombose veineuse résiduelle.

Seuls 30,2% des patients ne présentaient pas de thrombose résiduelle. Ils ont donc arrêté le traitement à trois mois. Durant le suivi d'environ deux ans, un seul patient a eu une nouvelle thrombose veineuse profonde, soit 1,3%, ou 0,63% personne-année.

Les 180 autres patients ont fait l'objet de la randomisation. Chez ceux qui ont arrêté le traitement anticoagulant, 27,2% (15,2% personnes-années) ont présenté une récidive et parmi ceux qui ont eu neuf mois de traitement supplémentaire, 19,3% (10,1% personnes années) ont présenté une récidive.

Une analyse du risque de récidive au cours du temps montre que durant les neuf mois de traitement supplémentaire, il y a eu une bonne prévention des récidives, mais celles-ci sont apparues par la suite.

Les chercheurs tirent plusieurs enseignements de leur étude. D'abord, il existe une fraction, minoritaire, des patients qui ont un risque de récidive très faible après trois mois et peuvent donc arrêter leur traitement.

La majorité des patients ont au contraire un risque persistant, 25 fois plus élevé que l'autre groupe, et nécessitent une prolongation du traitement. Il est probable que la thrombose résiduelle observée traduit un état prothrombotique global, estiment-t-il, remarquant, en faveur de cette hypothèse, que plus de 20% des nouvelles thromboses sont apparues dans l'autre membre inférieur.

La question de la durée optimale continue toutefois à être posée puisque la prolongation de neuf mois supplémentaires n'a prévenu qu'une partie du risque et que des thromboses sont survenues dans l'année suivant l'arrêt.

(Blood, vol.112, n°3, p.511-515)

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FBLIC001 15/09/2008 09:14 CARDIO
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Par Pierre Wolf - Publié dans : Cardiovasculaire
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Vendredi 22 août 2008 5 22 /08 /2008 15:04

Prise en charge des surdosages, des situations à risque hémorragique et des accidents hémorragiques chez les patients traités par antivitamines K en ville et en milieu hospitalier

Méthode : Recommandation pour la pratique clinique
Promoteur : Groupe d’étude sur l’hémostase et la thrombose (GEHT), avec la participation méthodologique et le concours financier de la Haute Autorité de Santé
Objectifs : L’objectif principal est de réduire la morbi-mortalité des accidents liés aux AVK, grâce à la diffusion de stratégies de prise en charge des situations à risque ou des accidents hémorragiques.
Les recommandations abordent les questions suivantes :
- la conduite à tenir en cas de surdosage asymptomatique
- la conduite à tenir en cas d’hémorragies spontanées ou traumatiques
- la conduite à tenir vis-à-vis du traitement par AVK en cas de chirurgie ou d’acte invasif programmé ou bien urgent
Recherche documentaire : Sans limite inférieure jusqu'au 31 octobre 2007
Version : Document initial

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Samedi 19 juillet 2008 6 19 /07 /2008 14:16
Depuis plusieurs années, de larges débats ont lieu concernant la prédiction des maladies cardio-vasculaires avec une qualité supérieure du dosage des apolipoprotéines par raport à celui des lipoprotéines et la place du rapport de l'apolipoproteine B/A1 qui devrait être la mesure préférée des lipides dans l'avenir.
Dans le Lancet de ce jour, un nouvel apport à cette discussion est apporté par l'étude INTERHEART, vaste étude internationale de type cas-contrôle qui étudie certains facteurs de risque d'infarctus du myocarde avec plus de 9000 patients inclus.
Les investigateurs ont prouvé que la mesure du rapport apolipoprotéine B/A1 était meilleure que toute autre mesure conventionnelle des facteurs lipidiques, avec un risque attribuable de 54% contre 37% pour la meilleure mesure conventionnelle des lipides (LDL-cholesterol/HDLcholesterol, p<0,0001).
Les médecins et les patients ont mis des décennies pour apprendre à mesurer les lipides et traiter l'hyperlipidémie et il leur est maintenant demandé de modifier leurs habitudes en abandonnant le dosage traditionnel des lipides pour celui des apolipoprotéines probablement meilleur.

- Lind L. Apolipoprotein B/A1 and risk of cardiovascular disease. Lancet.2008;372 (9632):185-6
- McQueen MJ, Hawken S, Wang X, Ounpuu S, Sniderman A, Probstfield J, Steyn K, Sanderson JE, Hasani M, Volkova E, Kazmi K, Yusuf S. and for the INTERHEART study investigators. Lipids, lipoproteins, and apolipoproteins as risk markers of myocardial infarction in 52 countries (the INTERHEART study): a case-control study. 2008;372(9632):224.33

Discussion :
- il s'agit d'une étude cas - contrôle, ce qui en limite la portée, limitation en partie atténuée par le grand nombre de sujets inclus
- le risque passe de 37% avec le dosage conventionnel des lipides à 54% avec le dosage du rapport apoB/A1
- le calcul est indépendant de l'état alimentaire du sujet
- les résultats ne sont pas plus influencés ni par le sexe, ni par l'âge.
Par Pierre Wolf - Publié dans : Cardiovasculaire
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Mardi 13 mai 2008 2 13 /05 /2008 19:51

Zhang C, Rexrode KM, van Dam RM, Li TY, Hu FB. Abdominal Obesity and the Risk of All-Cause, Cardiovascular, and Cancer Mortality : Sixteen Years of Follow-Up in US Women. Circulation. 2008;117:1658-1667

Référence :
http://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18362231

Contexte
L'accumulation de preuves indique que l'adiposité abdominale est positivement corrélée au risque de maladie cardiovasculaire et à quelques autres maladies indépendamment de l'adiposité globale. Cependant, l'association de mort prématurée résultant de ces maladies avec l'adiposité abdominale n'a pas été largement étudiée, et les résultats sont contradictoires.

Méthodes et résultats
Dans l’étude prospective de cohorte de la la Nurses' Health Study où 44.636 femmes furent incluses , l’association entre l'adiposité abdominale et la mortalité toute cause et la mortalité de cause spécifique ont été examinées. Pendant un suivi de 16 ans, 3.507 décès ont été identifiés, comprenant 751 décès cardiovasculaires et 1748 décès par cancer. Après ajustement pour l’index de masse corporel et les confondants potentiels, les risques relatifs croisés pour un tour de taille du quintile le plus bas au plus élevé furent :
- 1.00, 1.11, 1.17, 1.31, et 1.79 (intervalle de confiance de 95% [IC], 1.47 à 1.98) pour la mortalité toute cause ;
- 1.00, 1.04, 1.04, 1.28, et 1.99 (IC 95%, 1.44 à 2.73) pour la mortalité par maladie cardiovasculaire ;
- et 1.00, 1.18, 1.20, 1.34, et 1.63 (IC 95%, 1.32 à 2.01) pour la mortalité par cancer
(tous les p< 0.001).
Parmi les femmes de poids normal (index de masse corporel de 18.5 à  < 25 kg/m²), l'obésité abdominale a été significativement associée à une mortalité élevée par maladie cardiovasculaire. Le risque relatif associé à un tour de taille > ou = à 88 centimètres était de 3.02 (IC 95%, 1.31 à 6.99) et pour un rapport taille-hanche  > 0.88, il était de 3.45 (IC 95%, 2.02 à 6.92). Après ajustement pour le tour de taille, le tour de hanche était significativement et inversement associé à la mortalité cardiovasculaire.

Conclusions
Les mesures anthropométriques d'adiposité abdominale ont été fortement et positivement associés à la mortalité toutes causes, par maladie cardiovasculaire et par cancer, indépendamment de l'index de masse corporel.
Un tour de taille élevé a été associé à une mortalité significativement accrue de maladie cardiovasculaire même parmi des femmes de poids normal.

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Lundi 5 novembre 2007 1 05 /11 /2007 19:10

Endothelial Function and Chronic Exposure to Air Pollution in Normal Male Subjects

Marie Briet; Cédric Collin; Stéphane Laurent; Alice Tan; Michel Azizi; Mohsen Agharazii; Xavier Jeunemaitre; François Alhenc-Gelas; Pierre Boutouyrie

From the Faculté de Médecine René Descartes (M.B., C.C., S.L., F.A-G., P.B.), Université Paris-Descartes, INSERM, UMR872, Paris, France; Departments of Pharmacology (M.B., C.C., S.L., A.T., M.Agharazii, P.B.) and Genetics (X.J.), Assistance Publique Hôpitaux de Paris, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris, France; and Assistance Publique Hôpitaux de Paris (M.Azizi), Hôpital Européen Georges Pompidou, INSERM, CIC 9201, Paris, France.

Correspondence to Pierre Boutouyrie, Department of Pharmacology and INSERM UMR872, Hôpital Européen Georges Pompidou, 20, rue Leblanc, 75015 Paris, France. E-mail pierre.boutouyrie@egp.aphp.fr

Exposure to urban air pollution, ultrafine particles or gases, is associated with acute cardiovascular mortality and morbidity. We investigated the effect of ambient air pollution on endothelial function in 40 healthy white male nonsmokers spontaneously breathing ambient air in Paris, France. Air pollutant levels (nitrogen, sulfur and carbon oxides, and particulate matter) were averaged during the 5 days preceding arterial measurements. Brachial artery endothelium-dependent flow-mediated dilatation and reactive hyperemia induced by hand ischemia and endothelium-independent glyceryl trinitrate dilatation were measured using a radiofrequency-based echo-tracking device at 2-week intervals. Flow-mediated dilatation was independently and negatively correlated with the average levels of sulfur dioxide (P<0.001) and nitrogen monoxide (P<0.01). Sulfur dioxide levels explained 19% of the variance of flow-mediated dilatation. An increase in gaseous pollutants, 2 weeks apart, was significantly associated with a decreased in flow-mediated dilatation. No association was found between air pollutants and glyceryl trinitrate–induced vasodilatation. Reactive hyperemia was significantly and positively correlated with particulate matter with aerodynamic diameters <10 µm and <2.5 µm (P<0.0001 and P<0.001, respectively) and nitrogen dioxide (P<0.01). An increase in particulate matter, 2 weeks apart, was significantly correlated with an increase in reactive hyperemia. Endothelial function was impaired by ordinary levels of pollution in healthy young males, in an urban area, and may be reduced by 50% between the least and the most polluted day. Gaseous pollutants affect large artery endothelial function, whereas particulate matter exaggerates the dilatory response of small arteries to ischemia.

in Hypertension. Volume 50, Issue 5; November 1, 2007

Par Dr Pierre Wolf - Publié dans : Cardiovasculaire
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Lundi 15 octobre 2007 1 15 /10 /2007 14:26
Ford I et al. Long-term follow-up of the West of Scotland Coronary Prevention Study. N Engl J Med 2007 ; 357 : 1477-86.
Voir adresse du site du Nex England Journal of Medecine dans la rubrique Veille documentaire.
Par Dr Pierre Wolf - Publié dans : Cardiovasculaire
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