L'informatisation de la santé : Le Livre Blanc du Conseil national de l'Ordre des médecins. Mai 2008
Proposition 2
En 2007, seuls 1 826 médecins ont bénéficié d'une formation professionnelle à l'informatique appliquée à la pratique médicale. (Quotidien du médecin, 25 septembre 2007).
Le CNOM invite les médecins à considérer que leur formation à l'utilisation de ces technologies fait partie intégrante de leur formation à l'amélioration de qualité des soins.
Acteurs d’un secteur massivement producteur et utilisateur d’informations, ils sont amenés à maîtriser les outils permettant le recueil, la gestion et la communication de ces
informations.
Proposition 4
Le CNOM considère que le développement de l’utilisation de la messagerie professionnelle sécurisée constitue un prérequis à l’objectif d’échange et de partage des informations nécessaires à la
qualité des soins, dans l’architecture précédemment décrite.
Une adresse électronique professionnelle, @medecin.fr
Le CNOM est en mesure de délivrer à chaque médecin une adresse électronique spécifique à son activité professionnelle.
Le domaine medecin.fr est réservé à l’Ordre des médecins en vertu d’une charte passée avec l’Association française pour le nommage Internet en coopération (AFNIC). Seul l’Ordre a donc autorité
pour attribuer une adresse @medecin.fr à tout médecin inscrit au Tableau.
L’informatisation de la santé : des avancées au service de la qualité des soins
La qualité de la tenue du dossier médical est favorisée par son informatisation.
Il est reconnu que le dossier informatisé est plus clair, lisible, précis et exploitable. Il est également plus complet grâce à l’incorporation
des documents dématérialisés reçus des autres producteurs d’informations.
Or, la qualité de ce dossier participe à la qualité des soins assurés aux patients.
L’informatisation de la pratique médicale concourt à la limitation des risques d’erreur et à la réduction des risques iatrogéniques.
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Par Pierre Wolf
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La volonté politique, la rapidité des progrès médicaux, la préoccupation déontologique des praticiens de répondre toujours mieux à l’attente des
malades, l’exigence consumériste avec la pression croissante des plaintes judiciaires ont fait récemment éclore la nécessité d’aménager la mise à jour des connaissances et d’améliorer l’exercice
pratique de la médecine.
La compétence se situe à un échelon différent de l’acquisition du savoir. Elle s’apprécie sur la capacité à
mettre en oeuvre les notions acquises, à les adapter au cas particulier et à déterminer une attitude ou une décision. Plusieurs définitions ont été données à la signification de « compétences ».
Celle qui a été retenue par la « Mission sur les modalités et les conditions d’évaluation des compétences professionnelles des métiers de Santé » fait état « d’un
ensemble de caractéristiques individuelles (connaissances, aptitudes, attitudes) qui permettent à une personne d’exercer son activité de manière autonome, de perfectionner sans cesse sa pratique
et de s’adapter à un environnement en mutation rapide ».
Les pratiques professionnelles ne concernent pas l’acquisition ou la mise à jour du savoir, ni les
capacités de mise en oeuvre des connaissances mais sont en rapport avec les comportements du médecin dans sa pratique quotidienne à savoir les modalités de
son exercice, ses manières d’agir, ses habitudes, son respect du Code de Déontologie, en bref : son savoir faire.
Rapport adopté lors de la session du Conseil national de l’Ordre des médecins du 2 juillet 2004
Pr. C.-F. DEGOS
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Par Pierre Wolf
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Rapport de la Commission nationale permanente adopté lors des Assises du Conseil national de l’Ordre des médecins du 12 Octobre 2002
- Dr Jacques MORNAT (Rapporteur)
- Drs Gérard LAGARDE, Jacques LUCAS, Bernard MONIER, Jean TOULOUSE
Tout change de plus en plus vite dans notre environnement : les gens, les moeurs, les techniques et les lois. La carrière prévisible du médecin, environ une trentaine d’années, ne saurait plus se
contenter d’un diplôme initial, généraliste ou spécialisé, ni de l’incitation déontologique et réglementaire à l’entretien de sa compétence.
L’évolution des techniques, les besoins de santé publique, la demande et l’attente des patients changeantes et fluctuantes, les accords ou conventions avec les assurances maladies de demain,
enfin et peut être surtout la démographie déclinante et prévisible des médecins pour les 15 prochaines années font que la profession devra pouvoir s’adapter en permanence à son environnement.
Les qualités nécessaires pour le médecin, déjà aujourd’hui et plus encore demain sont :
- une compétence permanente donc, adaptable avec le temps, ce qui justifie au niveau de la formation initiale les connaissances techniques ;
- mais aussi l’aptitude primordiale à résoudre les problèmes posés et à se remettre en cause en permanence à travers la formation médicale continue ;
or, actuellement la formation médicale est trop rigide pour favoriser la souplesse nécessaire et ce pour des raisons historiques et géopolitiques.
A télécharger en pdf sur le site du Cnom.
Par Pierre Wolf
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